Les histoires hypnotiques – Le biais du survivant – Hypnose pour sa santé

Hello ! Voilà, je vous l’avais annoncé, je me lance aujourd’hui avec un nouveau concept : les histoires hypnotiques. Et oui, lors de ce type d’articles, je vais vous conter une ou plusieurs histoires. Le but de ces histoires c’est de les vivres, en tirer des enseignements, réfléchir dessus, analyser.
Je vous rappelle qu’il n’y a pas une seule et unique interprétation pour une seule histoire, il peut y en avoir plusieurs. Et chacun l’interprète à sa manière.

Libérer votre imagination
Les histoires hypnotiques

Introduction aux histoires hypnotiques

Quand on vous parle des « succes story », on vous raconte souvent les mêmes histoires. C’est toujours, les mêmes figures, les mêmes entreprises misent en avant.
Les exemples comme Elon Musk, Jeff Bezos, Facebook, AirBnb, Pixar, Steve Jobs, Henry Ford sont mondialement connus.

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Tous ces entrepreneurs et entreprises se rassemblent en plusieurs points particuliers. Ils ont été visionnaires, réussi là où tout le monde penser qu’ils allaient rater. Comme s’il se trouvait là au bon endroit au bon moment, dans la bonne période.

Le biais du survivant :

L’histoire ce passe aux Etats Unis. Période de guerre.
Un problème majeur survient en aviation pour l’armée américaine : Faire revenir sain et sauf les bombardiers en missions.

A ce moment là, les chances de survie des bombardiers étaient de 50% qu’ils reviennent sains et saufs.
Mettez vous un instant dans la peau d’un bombardier de cette époque. Vous vous entraînez pendants des années. Et vous voilà sur le terrain, à devoir aller en territoire ennemi, une terre où des personnes n’ont qu’un seul souhait…celui de vous abattre aussi !
Vous êtes assis dans votre avion, serrer par les parois sur les côtés, compacté par le peu d’espace disponible. Vous avez abandonnez votre famille, vos amis, votre moitié, vos enfants en sachant que vous n’avez que 50% de chance de survie. Dans le meilleurs des cas où cela se passe bien, vous repartiez en mission quelques jours plus tard, augmentant ainsi vos chances de ne pas revenir.

Le biais du survivant

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Vos supérieurs se posent alors la question : «  Comment peut-on améliorer la chance de survie de nos bombardiers ? »
Entourés de vos supérieurs, plusieurs ingénieurs, de haut rang et de haute renommé, prennent la parole. « Renforcer les blindages ! »
Bonne idée, mais l’avions doit encore décoller, si on renforce trop, l’avion ne décolle plus. Alors que faire ?
« On peut renforcer les blindages, là où il faut, pour maximiser la protection des avions »

Moment clé de l’histoire

Abraham Wald, jeune statisticien, s’opposa aux idées des militaires, leur permettant ainsi d’éviter une énorme erreur. Cette erreur sera baptisé plus tard, « le biais du survivant »

Depuis les débuts des opérations, les ingénieurs et militaires, n’étudiaient que les avions qui revenaient de mission, soit les survivants.
Chaque avion qui revenait, ils identifiants où l’avion avait eu des impacts, et des dégâts. Et leurs études ont mis en avant que les parties les plus touchés étaient situés entre les ailes et la carlingue, vers le poste de mitrailleur.

Quel décision prendre?

Avec l’aide de ces informations, où quelles parties de l’avion vous renforceriez ?

La réponse évidente, la plus logique est de placer le surblindage aux endroits les plus impactés. C’est-à-dire, entre les ailes et la carlingue.

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Et c’est qu’Abraham Wald intervient « Rajouter du blindage à ces endroits, ne changera rien ! »

Êtes-vous d’accord ?

Pourquoi a-t-il dit ça ? Se trompe-t-il ? Ou a-t-il raison ?

L’erreur qu’allait commettre ses supérieurs étaient de renforcer le blindage des parties endommagés.
Et oui, car si ces parties revenaient impactés avec dégâts, c’est qu’elles étaient capable de de prendre des impacts. Il faut donc voir le raisonnement inverse et plutôt prêter attention où les avions survivants n’avaient pas été touchés.
En gros, les trous dans les avions survivants indiquaient où ne PAS rajouter de blindage !

Voir ce que les autres ne voient pas

L’idée de Wald était d’utiliser les avions survivants pour identifier quel degré de dégâts pouvait encaisser les avions avant de succomber.
Les moteurs, ailerons, queues des avions étaient donc étudiés en fonction de leur criticalité.

Résumé

Le biais du survivant est la tendance de se concentrer sur le survivant alors que dans certaines situations celui qui a échoué a beaucoup plus de choses à nous apprendre.
On perd donc beaucoup d’informations à ne s’intéresser qu’aux vivants et pas aux morts, qu’aux vainqueurs et pas aux perdants, qu’aux succès et pas aux échecs.

Comment l’observation des seules données venant de celles et ceux qui ont réussi, excluant celles venant des échecs, ne permet pas de tirer de bonnes conclusions. Cela s’ajoute par ailleurs au fait que notre cerveau tend à chercher les exemples qui valident nos hypothèses, et non ceux qui les réfutent.

En médecine, ça marche aussi. Dire « ce remède a marché pour cette personne » ne signifie pas grand-chose. Surtout que dans le cas de nombreuses maladies, celles et ceux pour qui le remède n’a pas marché, ne sont plus là pour en parler !

Précautions

Le premier danger est de se ruer dans les bras et histoires, des plus grandes entreprise, entrepreneurs, athlètes, auteurs etc…
On est tous attiré par le succès c’est normal. On peut lire les meilleurs best-sellers, mais vous devez garder à l’esprit que toutes ces personnes sont passées par des milliers d’échecs, et ils ne s’y attardent pas trop la plupart du temps !

Conclusion

Ne faudrait-il pas cultiver l’art de l’échec ? Être heureux de se rater, voir l’échec comme une occasion de s’améliorer.

Le mot de la fin ne serait pas de nous méfier de ceux qui ont réussi ? Qui plus est une réussite passée est lié à un contexte passé, ce contexte est-il toujours d’actualité ?
Existe-t-il une recette universelle du succès ? Ou le succès, la voie du succès est répond à des facteurs, des efforts communs entre tous ces athlètes, entrepreneures, auteurs ?

Ou bien, est-ce la réussite des modèles que l’on nous rabâche ne tenait qu’à un contexte unique et éphémère et à des talents personnels ?

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6 commentaires

  1. J’aime bien ta façon de raconter les histoires.

  2. Je trouve ce sujet fascinant. ……. on est tout a fait dans le concept du “apprend de tes erreurs et échecs. A très bientôt

  3. Très bel article ! Je suis totalement d’accord sur le fait de se méfier des “belles histoires”, car on oublie souvent les échecs par lesquelles les plus belles success stories sont passées. A l’instar des top model parfaites dans les magazines, les entrepreneurs qui ont réussi nous font souvent culpabiliser… Alors cultivons l’échec, car c’est aussi avec lui qu’on apprend et qu’on devient plus grand ! Il n’y a que ce qui ne font rien qui ne se trompent pas !

  4. J’adore cette façon de retourner la pensée et l’approche commune du succès. Il est vrai que notre culture latine considère l’échec comme une honte ou une fin en soi alors que les pays de culture plus libérale (que je ne cautionne pourtant pas) a cette magnifique approche visant à considérer l’échec comme un pas de plus vers le succès. Très bel article en tous cas , MERCI

  5. Approche très intéressante, l’échec est l’élément qui fait peur mais surtout qui fait avancer, grandir, qui renforce et derrière la majorité des success stories, il y a eu des échecs importants. Super histoire ! 🙂

  6. Cette histoire soulève un regard sur la réussite auquel je me sens particulièrement connecté. Nos échecs sont des attracteurs de force puissants et nous devons leurs apporter la même valeur que celle que nous apportons à nos réussites. C’est un peu comme le Yin & le Yan … l’un ne peut exister sans l’autre et aucun ne peut prendre le dessus sur l’autre … Nous sommes un tout et la lumière n’existe que grâce à l’obscurité 😉

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